Bonjour à tous,

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, une cinquantaine de migrants ont été expulsés samedi dernier à Brest. Ces personnes occupaient des maisons vides appartenant à BMH, rue du Forestou-Creis, depuis le printemps dernier.

Il s’agit pour la plupart de migrants en provenance de Roumanie, d’Albanie et de Macédoine.

La ville de Brest n’a eu de cesse de vouloir faire partir ces personnes, en tentant de rendre les lieux inhabitables par des interventions régulières (portes et fenêtres murées, arrachage des lavabos, sanitaires…). En parallèle des bénévoles ont procédé à la reconstruction de ce qui avait été détruit, et ont apporté leur soutien aux migrants.

Samedi matin, les services de police de la ville de Brest ont procédé à l’expulsion (attendue) des personnes présentes.

Il a été proposé à ces personnes un logement en chambres d’hôtel pour 5 nuits, pas plus. Beaucoup ont refusé, devant l’absence de solutions durables. Ces familles, avec de nombreux enfants, squattent aujourd’hui un terrain vague place Guérin à Brest.

Nous y sommes allés mardi soir avec Gaël pour apporter de la nourriture. Les personnes installées ici dorment sous des tentes. Des toilettes mobiles ont été installées (1 pour environ 50 personnes) ainsi qu’une cabane pour cuisiner.

Nous avons demandé aux bénévoles présents quels étaient les besoins.

Évidemment, le besoin urgent est de trouver un logement à ces personnes.

Nous manquons d’éléments pour comprendre tous les enjeux, notamment autour de la procédure juridique en cours. Toutefois, le but de ce message est :

1- D’informer sur cette situation et sur ce besoin en logement, pour que ceux qui ont connaissance de maisons inoccupées et habitables rapidement (même à l’extérieur de Brest) puissent se manifester.

2- D’organiser pour ceux qui veulent en savoir plus une rencontre vendredi avec le collectif Zéro personne à la rue, qui pourra nous expliquer la situation précisément

3- Nous avons réfléchi à la possibilité de loger des personnes dans les locaux de Goasven (grenier et étage du café).

Nous avons du mal à mesurer ce que cela implique pour le lieu (combien de personnes ? combien de temps ? et après ? si ça se passe mal, on fait quoi ?…), mais avoir vu ces personnes installées dans un bidonville en plein centre de Brest, et se dire que Goasven est inoccupé la plupart du temps, fait forcément réfléchir.

Pour parler de tout ça, rendez-vous vendredi prochain à 19h au café …