Installé depuis février 2016 comme producteur de champignons shiitakés et pleurotes, Martin Jaouen va cesser son activité dans un mois environ. Pour un temps… ou définitivement s’il ne trouve pas un lieu approprié pour sa champignonnière. Il recherche un bâtiment. Si vous avez la solution, contactez-le !

 

Champillic, c’est le nom de la champignonnière de Martin Jaouen, qui nous livre chaque semaine pleurotes et shiitakés, en parallèle du réseau Biocoop et de restaurants. Une petite production, au regard de ses collègues finistériens. « Je produis entre 2 et 10 kg par jour en moyenne sur l’année. » Mais, c‘est l’un des seuls à écouler la totalité en vente directe.

Modeste, l’entreprise occupe néanmoins son temps : « il faut récolter tous les jours. La difficulté, c’est d’avoir une production constante. Elle peut être très variable selon les saisons, les conditions météorologiques et les cycles lunaires. »

Humidité et obscurité

Martin achète des substrats bios ensemencés à une entreprise spécialisée à Callac (22) : un mélange principalement composé de paille, de compost et du fameux mycélium. Puis, dans ses deux chambres de culture sur terre battue, l’une consacrée aux shiitakés et l’autre aux pleurotes, il joue avec température, hygrométrie et lumière pour assurer la croissance optimale de ses champignons. Ambiance de travail : humidité et obscurité !« Idéalement il faut une température constante, entre 10 et 15 °C environ, une hygrométrie entre 70 et 90% et une lumière artificielle. »

Cet automne et cet hiver, nous sommes au top ! Si d’autres productions auraient bien besoin d’un peu de froid, l’humidité et la douceur de ces derniers mois ont été favorables pour la saison de Martin. Et de tous les autres… « La Bretagne est une région propice à la culture de champignons. » Certes, printemps et été n’ont pas été favorables : trop secs. Mais, personne ne nous contredira, c’est loin d’être la règle !

« Du précaire qui devient compliqué. »

Bref, le contexte global est plutôt favorable.  Manque juste à Martin une infrastructure confortable et pérenne !

Après avoir fait des débuts à Keriguy à Daoulas, dans la continuité de Sylvie Penvern dont il a repris l’activité, Martin s’est attelé à construire deux chambres de culture dans le hangar accolé à sa maison, une location située à Hanvec, près de la chapelle de Lanvoy.

Coups de mains des copains, bons plans, récup’… Il monte un premier espace de travail, avec un minimum d’investissements « pour tester l’activité et essayer une culture qui m’était inconnue ». Mais, le temporaire dure et les conditions de travail s’étiolent. « Du précaire qui devient compliqué. »

Une partie du toit du hangar s’est envolé avec la tempête Zeus. Et, les travaux de réparation avancent peu. « Je n’ai pas une taille suffisante pour me dégager un revenu. Il faudrait que j’agrandisse et je souhaiterais élargir la gamme. »  Mais quid de tous ces travaux, si Martin n’est pas chez lui !

D’autant que le projet de départ était d’accueillir du public pour lier végétal et social. « A l’origine, j’étais éducateur spécialisé et je souhaitais avoir une activité agricole, pour accompagner des personnes en difficultés. » C’est ce qui l’a amené à l’horticulture, au maraîchage (encadrant BPREA à Kerliver à Hanvec) et enfin aux champignons. Mais aujourd’hui, c’est l’impasse ! « Je trouve un lieu ou j’arrête. »

L’appel est lancé. Martin a besoin d’un hangar ou d’un ancien bâtiment agricole de 200 à 500 m2. Ou encore, un terrain où il serait possible de construire sa champignonnière. Le tout avec, dans l’idéal, une maison et des terres à proximité. « Je dois être près de mon lieu de production. Et, il me faudrait un peu de terre, pour mon activité d’accueil et pour produire en parallèle des végétaux ornementaux. » Si vous connaissez un tel lieu, n’hésitez pas à le contacter. Pleurotes et shiitakés en jeu !

 

Martin Jaouen, tél. 06 08 77 60 12 ou par mail martinjaouen@yahoo.fr