Produit rare sur l’étal des maraîchers locaux, l’endive est une culture contraignante. 
Elle se fait en deux temps : la production de chicons, à la façon d’un panais ou d’une carotte ; le forçage des chicons au noir pendant six à huit semaines.
Si la première étape se fait au champ, la seconde est « hors sol » et nécessite une installation qui garantit le noir total du début du forçage jusqu’à la récolte.
La vie des maraîchers étant étant déjà bien assez contraignante, peu ont envie de se lancer dans cette culture d’hiver . D’autant plus qu’elle tombe en plein dans leur période de « repos ».
Ce ne sont donc pas nos maraîchers habituels qui nous livreront des endives (du moins pour le moment…), mais l’exploitation agricole du lycée de l’Aulne à Châteaulin, dirigée par Stéphane Corre.
« Nous achetons les chicons à un légumier bio de Sibiril et les élèves du Bac pro production horticole se chargent du forçage. Nous sommes certifiés AB », explique-t-il.
C’est la première année que l’établissement scolaire se lance dans une telle culture, mais c’est une expérience qui sera renouvelée l’hiver prochain.  » Nous forçons les endives au noir dans des bacs remplis de terreau. Il n’y a pas de chauffage, juste de l’eau pour garantir l’humidité suffisante. »
 
Le lycée livre également le magasin de producteurs de Briec, des restaurateurs de Châteaulin et du Faou et des particuliers. Et les légumes abîmés ou de petits calibres partent dans les cuisines du lycée.
L’argent récolté sert au financement des formations agricoles de l’établissement.
Jusque début avril, ils nous livreront donc des endives, en complément des légumes de nos maraîchers bios habituels. Et ce à partir de mardi !