Des nouveaux producteurs nous rejoignent : Anne et Landry Daviet de la Ferme des petites vaches à Crozon. Ils nous livrent ce mardi… des crèmes glacées ! Et se chargeront d’approvisionner le magasin en veau plusieurs mardis par mois.

Anne et Landry Daviet avec leurs deux enfants.

Tout a commencé en 2010, lorsque Landry, enfant d’agriculteur depuis plusieurs générations, reprend une exploitation laitière à Crozon, avec l’idée de passer celle-ci en bio et d’introduire la race jersiaise dans le troupeau historique de Prim’holstein.

Un troupeau de jersiaises et croisées jersiaises

Dès son arrivée, il mute vers un système tout herbager et lance la conversion en 2015. Et à partir de 2016, les premières jersiaises, dites « les petites vaches » rejoignent le troupeau. « C’est une vache rustique avec une faible masse corporelle qui n’écrase pas les sols fragiles de la presqu’île. Et, c’est une vache avec une très bonne qualité de lait, un taux de matière grasse important, idéal pour la transformation », explique Anne, son épouse qui vient de rejoindre l’exploitation.

Valoriser le lait à la ferme

Car dès le début, l’idée de valoriser une partie du lait à la ferme est dans les tuyaux ! Et pas de n’importe quelle façon… en fabriquant des crèmes glacées !

Après multiples emplois en banque, hôtellerie, agroalimentaire… Anne, fille de boulangers-pâtissiers, se lance elle-aussi dans la conversion, ou plutôt la reconversion.

Elle passe son BPREA* à Saint-Ségal, effectue des formations en transformation laitière et lance la construction de son labo à la ferme. Il y a trois mois, elle débute ainsi les premières fabrications de glaces ! 

Vanille, chocolat, menthe…  En pots, en boules ou en desserts glacés. Avec un complément de sorbets aux fruits de saison. «  J’essaye au maximum de m’approvisionner auprès de producteurs locaux. La pomme vient de Roscanvel. Et pour l’instant, les fraises sont de la Roche-Maurice, Le Pépin et la plume, en attendant l’installation d’un maraîcher voisin au printemps prochain. »

Anne nous proposera ainsi des pots de 500 ml (6 euros) et 250 ml (3 euros). Il est également possible de lui commander des desserts glacés pour des fêtes et repas, et bien sûr des bûches pour les fêtes de Noël.

A ce jour, environ 5% de la production des 80 vaches de la ferme est ainsi valorisée sur place. Le reste est collecté par la coopérative Biolait.

Et aussi du veau

A noter, que la Ferme des petites vaches nous livrera aussi de la viande de veau sous vide, plusieurs mardis par mois, en complément de la viande de porc de José Le Moigne. La prochaine livraison aura lieu mardi 3 septembre.

*BPREA : Brevet professionnel responsable d’exploitation agricole